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pendant on y reconnaît l’empereur à son diadèmeet au cercle lumineux (le nimbus ) qui couronne satête ; il est au milieu, sur une espèce de marche-pied,en habit guerrier et l’épée au côté. Il appuie sa maingauche sur le labarum, qui était l’enseigne des suc-cesseurs de Constantin, et tient de la main droiteun globe au dessus duquel une Victoire ailée pa-raît avec une branche de palmier et une couronnequ’elle va déposer sur la tête de l’empereur. Six sol-dats ou officiers, tenant des piques, couverts deleurs boucliers, coiffés de casques surmontés deplumes de paon, sont rangés des deux côtés duprince, qui les harangue. On voit à leurs pieds unbouclier, une épée et un casque.
On suppose que ce bouclier fut perdu par l’undes généraux de Valentinien second, lorsque lestroupes romaines traversaient l’Arve pour se rendreà Vienne en Dauphiné (i). Un critique de nos jourspense qu’Abauzit, Montfaucon et autres savansantiquaires ont été dans l’erreur en prenant ce mo-
(i) On sait que Valentinien fut étranglé plus tard dansla même ville (en 392), par ordre du traître Arbogaste,général de ses armées. Ce prince, qui se fit chérir de sessujets par ses vertus et sa justice, était catéchumène lors-qu’il mourut, et il devait bientôt recevoir le baptême.