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Il existe dans les bâtimens du Muse'e un lieu oùse reunissent les membres d’une société littérairesemblable à l’Athénée royal de Paris. On y reçoitplus de cent quarante journaux, quotidiens ou pé-riodiques, tant français qu’allemands, italiens etanglais. La bibliothèque se compose aujourd’huide vingt-six mille volumes : elle s’enrichit successi-vement des ouvrages les plus remarquables qui pa-raissent en Europe. Cette société littéraire, que l’onnomme Société de lecture, admet facilement lesétrangers dans son sein ; elle compte déjà plus dequatre cents membres payons. Il est stipulé dansl’acte de sa fondation que, si elle vient à se dis-soudre, tous ses livres appartiendront à la biblio-thèque publique de la ville.
Genève possède encore d’autres sociétés savanteset littéraires, dont le succès fait chérir de plus enplus l’origine de ces établissemens. Les membresde la Société médicale du canton et ceux de la Sociétédes naturalistes encouragent, par tous les moyenspossibles, les sciences auxquelles ils se livrent eux-mêmes, d’après le but de leur institution. Le Cerclelittéraire du Molard, qui a des séances périodiquesconsacrées à la musique et à la poésie, justifie plei-nement cette devise qu’il a adoptée : Otio ac studio