1 idolâtrie. L’aigle indiquait que Genève était une\ille impériale ; la clef, qui, dit-on, lui fut ajoutéepar le pape Martin Y, offrait le symbole du pou-voir de l’Eglise. Il est assez singulier que les Gene-vois aient conservé dans leurs armoiries les marquessymboliques de la puissance de Rome et de l’au-torité des empereurs d’Allemagne, puisque ni l’em-pire, ni l’évêque de Genève (résidant depuis prèsde trois siècles à Annecy) n’ont plus aucun pouvoirdans leur république.
On a construit sur le Rhône une machine hydrau-lique, qui porte les eaux dans la ville jusqu à centpieds de hauteur ; le courant du fleuve la met lui-même en mouvement en faisant tourner une rouede vingt-sept pieds de diamètre. Cette machine in-génieuse se compose de huit pompes élévatoires,divisées en deux systèmes de quatre pompes cha-cun , et qui agissant de concert envoient de l’eau àplusieurs réservoirs, d’où elle se répand dans toutela ville. Elle alimente toutes les fontaines à l’excep-tion d’un très-petit nombre qui proviennent desources naturelles, et fournit cinq à six cents litresd’eau par minute (environ trente mille setiers deGenève par heure) ; elle en envoie même dans unréservoir au troisième étage de l’Hôtel-de-Ville. A