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Tome premier.
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tion est restée sur les murs de la Maison-de-Villejusqu’au moment de l’entrée des Français en 1798 :elle disparut alors, ou par ordre du gouvernement,ou par une mesure de prudence de la part des sec-tateurs de Calvin, qui craignirent sans doute lesprofanations des papistes, vainqueurs de leur ville.Cette pauvre relique a été transportée depuis peuau Musée d’histoire naturelle, où elle figure bienmal à côté de belles antiques.

La république de Genève entretient et nourrit àses frais des aigles que l’on voit dans une cageplacée aux boucheries, sur le bord du lac. Je vou-lus rendre mon hommage à ce symbole vivant desarmoiries de l’Etat. Mais je ne pus m’empêcher desourire à la vue de ces animaux, qui obtiennentdes citoyens une telle marque de considération.Cet usage singulier me rappela les ours que j’avaisvus dans les fossés de Berne, et que l’on y élève pourla même raison. Les armoiries de Genève, que laville possède depuis un temps très-reculé, consis-tent dans une clef et une aigle, avec cette légende :Post lenebras lux (après les ténèbres la lumière).Cette légende peut faire allusion aux lumières ap-portées par le christianisme dans ce pays autrefois.“enseveli, comme tant d’autres, dans les ténèbres de