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Tome premier.
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nés gens qui se livrent aux arts industriels; ils yapprennent le dessin, la gravure, la sculpture,l’horlogerie et autres choses utiles au commerce ouà l’industrie. C’est le vrai moyen de former d’ha-biles artistes et de bons ne'gocians. Il y a encoredes classes où l’on donne des leçons d’italien, d’al-lemand et d’anglais.

J’eus lieu d’observer qu’à Genève, même parmile peuple , qui est généralement instruit, les conver-sations roulent souvent sur des matières théologi-ques. En effet on vous parle souvent des principauxchefs de la Réforme, de Farel, de Luther, de Cal-vin , de Théodore de Bèze, et autres zélés propa-gateurs de doctrines funestes pendant le seizièmesiècle. Mais, comme je l'ai remarqué, on se tait avecsoin sur ce qu’il y a eu de scandaleux dans la vie deces prétendus réformateurs. Calvin surtout, l’apôtrede Genève, est le héros des Genevois ; je ne croisdonc pas inutile de rappeler ou de faire connaître,par une courte analyse, ce qu’il y a eu de plus remar-quable dans la vie d’un homme que les protestansregardent comme le fondateur de leur métropoleà Genève. Je désire vivement que cette espèce debiographie puisse servir à l’instruction de ceuxqui, ayant encore la foi dans le cœur, sont néan-