son esprit naturellement inquiet, Calvin e'tait livre'depuis long-temps à des douleurs affreuses de goutte,de migraine, de gravelle, qu'augmentait encore la
firme entièrement celui de Haren ; on le lira sans douteavec curiosité, malgré le vieux style de l’auteur.
«Je viens à parler (dit Boisée) des derniers jours de« Calvin, et des maladies diverses desquelles il fut affligé« avant sa mort. Théodore de Bèze écrit qu’il fut vexé de« phthisie, coliques, asthme ou difficulté d’haleine, de calcul«(pierre qui se forme dans la vessie), goutte, hémor-« roïdes, outre sa migraine de laquelle il était ordinaire-« ment tourmenté. Voilà beaucoup de sortes de maladies« ensemble, et desquelles il fut en grande misère longue-« ment affligé, voire jusques à la mort : vrai témoignage et
« bien exprès de l’ire (de la colère) de Dieu sur lui.
« Outre celles que Théodore de Bèze récite, il fut encore« tourmenté d’un genre de maladie, duquel nous lisons« avoir été vexés par juste jugement de Dieu aucuns (quel-« ques) ennemis de Dieu, usurpateurs de sa gloire ef hon-« neur : c’est d’une démangeaison de poux et vermine par« tout son corps, et singulièrement d’un ulcère très-puant« et virulent aux fondemens et parties vergogneuses (hon-
« leuses), où il était misérablement rongé de vers.
« Il mourut invoquant les diables, jurant, dépitant et mau-« gréant (pestant) pour les très-grièves douleurs et très-« âpres afflictions, lesquelles il sentait de la sévère et très-« pesante main de Dieu sur sa personne. Et de cela ont« témoigné ceux qui le servirent jusques à son dernier sou-« pir. Et nie cela Bèze ou autre qui voudra ; mais cela est« bien vérifié, même qu’il maudissait l’heure qu’il avait ja-
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