faiblesse de sa constitution. Le même disciple ajiutcqu’ayant vu de ses propres yeux la fin tragique etfuneste de son maître, il peut en garantir la véité,et attester l’exactitude de tout ce qu’il avance.
Calvin était d’une taille médiocre et assez déiée;il avait le visage pâle et maigre, le teint brun, e lesyeux brillans de vivacité' ; il portait une barbe lougueet terminée en pointe, suivant la coutume de sontemps ; sa mémoire était heureuse, son esprit vif etpénétrant. Il écrivait avec élégance, soit en français,soit en latin ; mais le ton de ses ouvrages pofmi-ques est presque toujours dur ou insultant; souventle titre seul est une grossière injure. Son huneurviolente, qu’il ne savait pas réprimer, et ses dîcla-mations furieuses contre ses adversaires, lui ontmérité l’opprobre de tous les gens seuusés et ton-nêtes. Ajoutons que les schismes déplorables eifan-lés par ses décisions téméraires et ses nombrmseserreurs, qu’il faisait adopter avec un despoismeinouï, le rendront à jamais responsable de tous les
« mais étudié et écrit, sortant de ses ulcères et de tout son« corps une puanteur exécrable, poitr laquelle il étai mo-« leste (incommode) à soi-même et à ses serviteurs drnies-« tiques, qui encore ajoutent qu’il ne voulait, pour cette« cause, qu’on l’allât voir. » (Chapitre XXII de la fie deCalvin, édition de 1^77, in-8°.)