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reproche). Il acheva la traduction des Psaumes,en vers, que Clément Marot avait entreprise; maisle continuateur n’eut pas meilleur goût que son de-vancier. Ces psaumes, malgré leur singulière versi-fication, se chantent encore dans la plupart deséglises protestantes.
On ne voit point, à Genève, les tombeaux deCalvin et de Théodore de Bèze : le premier avait for-mellement demandé qu’on ne lui en érigeât point.Calvin était l’ennemi du faste, et montra souvent ungrand mépris pour les richesses ; son frère Antoine,qui exerçait à Genève le métier de relieur, n’eutpour tout héritage que la valeur de cent vingt-cinqe'cus d’or, en livres, en meubles ou autres effets. Ilest juste de dire aussi qu’avec toutes les fautes quisouillent la mémoire de Calvin, ce réformateur futtempérant, sobre , désintéressé, et qu’il s’éleva avecforce contre les mœurs dépravées de ses co-religion-naires (i).
(i) Voyez la note (E) à la fin du volume.
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