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Tome premier.
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gage et la force de ses raisonnemens, maigre' laretraite honorable qu’il lui offrit de la part du sou-verain pontife (i), il ne put jamais de'cider le mi-nistre de Genève à abandonner sa secte. Soit parla crainte de de'plaire à son parti, soit pour desmotifs secrets, Bèze, malgré le trouble de sa cons-cience , persista dans ses erreurs avec une incon-cevable opiniâtreté. On prétend, néanmoins, qu’a-vant de mourir il voulut voir encore François deSales, et que cette satisfaction lui ayant été refuséepar ses collègues, il se repentit d’avoir quitté l’K-glise catholique, et rétracta ses erreurs (2).

Bèze publia de nombreux écrits, aujourd’hui en-tièrement oubliés; il mêla trop souvent à la polé-mique le ton d’une plaisanterie grossière et bouf-fonne (les protestans eux-mêmes lui ont fait ce

(1) François de Sales avait obtenu de Clément VIII l’au-torisation d’aller à Genève pour y conférer avec Bèze. Lepape, en lui donnant plein-pouvoir, l’avait chargé d’offrirà ce ministre une pension considérable, qui pût le dédom-mager des avantages dont les Calvinistes le faisaient jouir,et qu’il allait perdre en se séparant de leur communion.

(2) J’aurais bien voulu trouver la preuve de ce fait dansles archives de Genève ; mais la chose était difficile, peut-être même impossible : car on sait avec quel soin les pro-teslans cachent tout ce qui peut servir d’argument contre

eux.