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tentative de ces princes. Le 11 décembre, vers lessix heures du soir, le général d’Albigny, comman-dant des trôupes savoyardes, marcha sur Genève,arrêtant tout ce qu’il trouvait sur son passage.Des avis étaient inutilement parvenus dans la ville :les magistrats ne les avaient point écoutés. L’ar-mée parvient sans obstacle jusqu’aux portes versle milieu de la nuit ; elle s’arrête sur la place dePlain - Palais, devant les fossés dits de la Cor-raterie. Trois cents hommes bien déterminés, etarmés de pied en cap, y descendent munis d’ins-trumens pour couper les chaînes des ponts-levis,et de pétards pour faire sauter les portes. L’alarmequ’ils donnent à une volée de canards est sur lepoint de les faire découvrir ; ils en sont effrayés.Mais bientôt se rassurant, ils jettent des claies dansle fossé, le franchissent, et dressent leurs échellescontre le mur. Encouragés par leurs chefs, ces va-leureux soldats montent à l’assaut et s’élancent surlesremparts. Un petit nombre d’éclaireurs parcourentalors silencieusement les rues, en attendant le mo-ment de l’attaque ; car l’ordre portait de ne s’emparerde la ville que vers les quatre heures du matin, et lesassiégeans voulaient laisser le temps à de nombreuxrenforts de venir à leur secours. En effet les Espa-