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Tome premier.
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gnols et les Napolitains, formant l’arrière-garde,étaient stationnés à Annecy, et devaient marcher aupremier signal. Tous les habitans paraissaient bienendormis, et deux cents Savoyards avaient pénétrédans la ville. Le duc, averti de ce premier succès,se crut déjà maître de Genève; il donna l’ordre auxtroupes auxiliaires d’approcher en toute hâte, et fitpartir en même temps plusieurs courriers qui an-noncèrent en Italie et en France l’heureux commen-cement de l’escalade. Mais c’était trop se presser. Surles deux heures et demie du matin, une sentinellegenevoise entendant quelque bruit, en avertit soncaporal, qui envoie un soldat avec une lanterne ;celui-ci s’avance, et apercevant des homnies, il criequi vive? On ne lui répond pas. Aussitôt il fait feu.Mais à l’instant on se précipite sur lui, et il est tué.La sentinelle tire son coup de fusil pour donnerl’alarme, qui se répand bientôt dans toute la ville.Les citoyens s’éveillent; ils courent aux armes auson du tocsin; le combat s’engage, le sang coule

au milieu d’un carnage affreux.Il y eut de part

et d’autre des prodiges de valeur. Cependant leséchelles restaient toujours dressées contre la mu-raille : un canonnier genevois lire avec tant de jus-tesse qu’il les brise, et rompt ainsi toute communica-