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absous, les deux suivantes le condamnèrent à uneamende et à la prison ; mais la quatrième le déclaracoupable d’avoir entretenu des intelligences avec leduc de Savoie ; et sur l’aveu de ce fait, arrache' dansles tourmens de la plus affreuse torture, le malheu-reux prévenu fut condamné à la mort, malgré soninnocence : il fut roué vif et écartelé. Son frère,impliqué dans la même affaire et soumis aux mêmestortures, eut le courage, au milieu de l’horriblesupplice qu’on lui faisait subir, de persister dansses dénégations. Il fut renvoyé absous !
Le fils d’un magistrat de Genève, convaincu dumême crime, à l’aide sans doute de la torture, sui-vant l’usage, fut rompu vif, et ensuite brûlé à petitfeu; c’était huit ans après l’escalade. Son père, JeanCanal (i), avait péri l’un des premiers en défendantla ville. On a peine à concevoir de pareilles horreurset une justice aussi féroce!
Saint François de Sales, qui avait été sacré évê-que de Genève douze jours avant l’escalade , setrouvait durant l’affaire à Annecy, chef-lieu dudiocèse depuis la Réforme. Le duc de Savoie était
(i) Le nom de Jean Canal est en tête de l’inscriptiongravée sur l’épitaphe de Saint-Gervais, comme on le verradans le chapitre suivant.