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de Genève et la Savoie paraissaient devoir être irré-conciliables. Mais cette discorde ne fut pas de lon-gue durée. Un traité de paix fut conclu l’année sui-vante (i) à Saint - Julien, petite ville située sur lafrontière des deux Etats. Ce traité, dont les condi-tions sont honorables pour les Genevois, porte quetout acte d’inimitié et de haine sera oublié pour tou-jours ; mais que le premier qui osera troubler le repospublic sera déclaré violateur de ses promesses, etpuni comme tel. Depuis cette époque, la plus par-faite intelligence a régné entre la Savoie et la répu-blique de Genève, que le roi de Sardaigne a finipar reconnaître comme un Etat libre et indépen-dant (2).
Genève avait été souvent ravagée par la peste
dans le cours du seizième siècle, surtout dans les
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(1) Le 21 juillet i 6 o 3 .
(2) Voltaire parle ainsi de ¥ Escalade, dans son Epître aulac de Genève :
Devant elle (la Liberté) on portait ces piques et ces dards,
On traînait ces canons, ces échelles fatalesQu’elle-même brisa, quand ses mains triomphalesDe Genève en danger défendaient les remparts.
Un peuple entier la suit : sa naïve allégresseFait a tout l’Apennin répéter ses clameurs;
Leurs fronts sont couronnés de ces fleurs que la GrèceAux champs de Marathon prodiguait aux vainqueurs.
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