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Tome premier.
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cimëe par le même fléau en 1720! Mais le souvenird’un Belsunze vit encore dans tous les cœurs géné-reux, et sera à jamais une gloire pour la Francecatholique (1) !

Lors de la dernière peste de Genève, en i6i5,on brûla une sorcière et l’on confisqua ses biens.Les condamnations capitales, pour cause de sorti-lège , furent très-communes à Genève dans le com-mencement du dix-septième siècle : on y fit mourircent cinquante individus accusés de sorcellerie dansl’espace de soixante ans, c’est-à-dire depuis la findu seizième siècle jusqu’en i652. Cette folie san-guinaire du gouvernement genevois avait surtoutgagné depuis la Réformation ; car, avant cette épo-que , il n’y avait eu que très - peu d’exemples decondamnations à mort pour cause de sortilège (2).Tels sont les lumières et les bienfaits que Genèvereçut d’abord de la prétendue Réforme , en adop-tant si aveuglément les doctrines de Calvin et d’autres

(1) Il serait sans doute injuste de vouloir appliquer auxpasteurs actuels de Genève le reproche que méritait la con-duite si lâche de leurs prédécesseurs ; mais j’ai dû, en ci-tant le fait, remplir le rôle d’historien fidèle.

.(2) Malgré les recherches les plus minutieuses, je n’aipu en découvrir qu’ure seul.