i34
Là, cette branche (d’industrie, si intéressante pourGenève, se multiplie, pour ainsi dire, en mille brasdifférens. On ne saurait s’imaginer combien elleembrasse de genres d’ouvrage. D’habiles artisanssont occupés, les uns à polir l’acier, à graver surles métaux; les autres à faire ou à perfectionnertous les instrumens nécessaires au travail des bi-joux et des montres ; d’autres encore fabriquent lescadrans, les échappemens à cylindre ou les roues,montent les boîtes, les ressorts, les rouages, ourèglent les mouvemens : il en est, enfin, et ce nesont pas les moins ingénieux, qui, ay ant toutes lespièces mécaniques dont je viens de parler, mettentla dernière main à l’œuvre, en achevant un travailqui n’exige pas moins de bons outils que d’habilesouvriers. Je donne un aperçu bien faible de la manièredont se trouvent dirigés les travaux de ces hommesindustrieux, qui ont contribué à rendre leur ville siriche et si florissante; mais il n’entre pas dans monplan de faire connaître à cet égard une infinité' dechoses qui exigeraient des détails beaucoup troplongs, peut-être même fastidieux pour quelques lec-teurs. J’avouerai aussi que, dans le cas contraire,mon défaut de connaissances en ouvrages mécani-ques me forcerait de donner sur cet objet des. ex-