plications très - superficielles. L’horlogerie fut ap-portée à Genève en 1 58 y, par un Français nomme'Charles Cusin, d’Autun; mais elle n’y devint flo-rissante que vers le commencement du siècle der-nier. En 1789, elle était parvenue au plus haut de-gré de prospérité qu’il soit possible d’atteindre :on comptait alors dans la ville seule plus de quatremille ouvriers, et environ deux mille autres dansdes villages voisins situés en Savoie ou en Suisse.Genève éprouva un tort, assez considérable durantles guerres de la révolution et de l’empire : elle per-dit, par sa réunion à la France, la plus grande par-tie de ses exportations. Les moyens d’exécutiondevenant ensuite plus prompts et plus faciles, àmesure que l’art s’est perfectionné, la main-d’œuvrebaissa prodigieusement de prix. Toutefois, malgréune diminution dans le progrès de ses manufactu-res, Genève fabrique encore près de cent millemontres par an ; le nombre des ouvriers s’élève àtrois mille ou environ.
La plupart des horlogers ont leurs magasins dansles rues basses, dans celles de la Cité, du Rhône etde la Corraterie; presque tous joignent à leur com-
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merce celui de la bijouterie. On a calculé qu’ils pou-vaient consommer annuellement plus de soixante