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Tome premier.
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de cuisine, le philosophe mangeait tête à tête avec ssonami le de'bitant de bonbons, qu’il regardait comme unhomme d’esprit, et dont la compagnie paraissait luiêtre fort agréable. Sa vieille nourrice avait une bou-tique en face de celle du confiseur, et y logeait dansune barraque semblable à celles qu’on voyait jadissous les grandes arcades de bois. En attendant lediner, Rousseau s’asseyait auprès de cette bonnefemme, et faisait la conversation avec elle. Les pas-sans s’arrêtaient souvent pour contempler notre phi-losophe , et ne pouvaient s’empêcher de rire envoyant ce groupe curieux.

L’horlogerie et la bijouterie ne sont pas les seulesbranches d’industrie qui donnent à Genève une sigrande activité et la rendent si florissante : cetteville est encore l’entrepôt des principales marchan-dises de l’Allemagne, de la Suisse, de la France, del’Angleterre et de la Hollande. Il s’y fait un com-merce de détail prodigieux, à cause des étrangersqui viennent en foule habiter Genève ou séjournerdans le canton. L’épicerie et la droguerie y comp-tent de nombreux magasins dans les rues basses; letabac surtout est un objet de spéculation de la plushaute importance ; on en trouve des boutiques àchaque pas. Celles des épiciers, dont la plupart font