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Tome premier.
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des carosses dans l’enceinte de la ville. Les mêmeslois fixaient encore ou réglaient les dépenses desfunérailles : on ne pouvait, sous aucun prétexte, re-fuser de leur obéir (i). Mais toutes ces lois somp-tuaires ne regardaient point les étrangers; on avaitdéclaré qu’ils étaient libres de s’y conformer ounon, sans doute dans la crainte de les éloigner dupays, et de perdre par-là les sommes considérablesqu’ils pouvaient laisser dans l’Etat.

La langue française est la seule qui soit générale-ment usitée à Genève et dans le canton; mais beau-coup d’habitans connaissent l’allemand et l’anglais:il est même en quelque sorte nécessaire à la plupartdes négocians de savoir un peu ces deux langues,soit à cause du grand nombre d’étrangers qui vien-nent se fixer ou séjournera Genève, soit pour faci-liter les relations commerciales de cette ville avecl’Angleterre et l’Allemagne.

(i) Un arrêté contre les danses, du 6 février i66g, défen-dait toutes espèces de violon, même en cas de mariage, souspeine de dix écus d’amende.

Un autre, du 26 janvier 1676, défendait aux hommes lesperruques, et aux femmes les paresseuses qui excèdent le prixde deux louis . Toutes les jemmes, dit le même arrêté , quiont habité ici an et jour ne peuvent être qualifiées du nom deMADAME.