distinctement une ville éclairée par le soleil, à la dis-tance de douze à treize lieues, qu on ne la verraità trois ou quatre lieues d’éloignement sur les rivagesde la mer. Je fus témoin d’un pareil spectacle dansl’une de mes promenades aux environs de Lausanne,et j’avoue qu’il me frappa d’admiration.
On voit quelquefois, dans des journées orageuses,la surface du lac s’élever brusquement de quatre àcinq pieds, s’abaisser ensuite avec la même rapi-dité, et continuer cette espèce de flux et de refluxpendant plusieurs heures. Ce phénomène, connudans le pays sous le nom de seiches, se fait surtoutremarquer dans la partie voisine de Genève où lelac est beaucoup plus étroit qu’ailleurs. Ces éléva-tions et ces baisses subites des eaux du Lénnan ontété l’objet de savantes discussions; mais aucun phy-sicien n’a pu encore, à ce que je crois, en décou-vrir la véritable cause. M. le professeur Vaucher,qui a écrit un Mémoire intéressant sur ce phéno-mène, l’attribue à une différence dans la pressiondes diverses colonnes de 1 atmosphère.
Les naturalistes comptent quarante-neuf espècesd’oiseaux qui fréquentent les rives du Léman, etdont plusieurs appartiennent aux climats les plusreculés du Nord; mais c’est le voisinage des Alpes