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Tome premier.
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montagnes se change toujours en neiges qui s’entas-sent pendant l’hiver, et qui, fondues au printemps,vont grossir les torrens et les rivières.

Le lac de Genève reçoit, avec le Rhône, plus dequarante petites rivières qui se jettent dans ses eaux.Il est navigable dans tonte son étendue et à toutesles époques de l’année, car il ne gèle jamais, sinonà quelques pas du rivage, et lorsque les hivers sonttrès-rigoureux. Cependant on le traversa sur la glaceen xSy2, presque en face de Cologny, ainsi que lerapporte Spon. « Cette année, dit-il, fut une des« plus froides qu’on eut vues à Genève de mémoire« d’homme : on traversait le lac sur la glace pres-« que vis-à-vis de Cologny, et les moulins ne pou-« vaient tourner; ce qui causa une grande disette« de farine. La ville fut aussi secouée deux fois de« tremblemens de terre, dont le premier renversa,« dans le fossé, la porte de Cornavin. » Lors du ter-rible hiver de 178g, on put aussi traverser le lac surla glace à quelque distance du port de Genève, où ila peu de profondeur ; des étrangers eurent mêmela hardiesse de passer en cabriolet d’une rive à l’autre :mais cette témérité ne fut suivie d’aucun malheur.

L’air est si pur sur les bords du Léman, surtoutaprès les grandes pluies, que I on y découvre plus