« chevaliers, de plongeons, une grande variété de« canards, etc. »
En terminant la description du lac de Genève, jene dois pas oublier les poissons délicieux qu’il nour-rit, et dont les amateurs de bonne chère font avecraison le plus grand cas. Les plus recherchés sontla truite-saumonée, l’ombre-chevalier, qui a souventtrois pieds de long; le ferrât, la perche, l’anguille, lalotte et la carpe, qui pèse souvent jusqu’à trente li-vres. La grande profondeur du lac et la limpidité' deses eaux empêchent ne'anmoins qu’il ne soit très-poissonneux. On m’a assure' que l’on stvâit pêche'plusieurs fois des truites-saumone'es de quarante, decinquante et même de soixante livres ; mais lorsqu’ellesont un poids extraordinaire, on les expédie &u loindans les pays étrangers. L’une des plus grosses qu’onait pêchées dans le lac de Genève pesait soixante-deux livres; elle fut prise en i663. On l’envoya àAmsterdam, cachée, dit le Conservateur Suisse, dansles profondeurs d’un énorme pâté.
Le Léman, qu’un auteur genevois appelle avecraison la Méditerranée des Alpes, est le plus beaulac peut-être de l’Europe méridionale. « Il mérite,« dit le savant de Saussure, il mérite la célébrité dont« il jouit, par sa grandeur, par la beauté de ses eaux,