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Tome premier.
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« par la forme variée de ses bords découpés en« grands festons, couverts de la plus belle verdure,« par la forme agre'able des collines qui l’entourent,« et par les points de vue délicieux qu’il présente ;« au lieu que la plupart des lacs de l’Italie, qui pour-« raient lui disputer la prééminence, sont bordés de« montagnes escarpées, qui leur donnent un aspect« triste et sauvage. »

Voici un passage de Voltaire, tiré de son Epîtreau lac de G enève :

Que le chantre flatteur du tyran des Romains,

L’auteur harmonieux des douces Géorgiques,

Ne vante plus ces lacs et leurs bords magnifiques,

Ces lacs que la nature a creusés de ses mainsDans les campagnes italiques.

Mon lac est le premier ! c’est sur ses bords heureuxQu’habite des humains la déesse éternelle,

L’âme des grands travaux, l’objet des nobles vœux,

Que tout mortel embrasse, ou désire ou rappelle,

Qui vit dans tous les cœurs, et dont le nom sacréDans les cours des tyrans est tout bas adoré,

La Liberté ! J’ai vu cette déesse altière,

Avec égalité répandant tous les biens,

Descendre de Morat en habit de guerrière,

Les mains teintes du sang des fiers AutrichiensEt de Charles-le-Téméraire.