sons riches et puissantes. Le château actuel existe surl’emplacement de l’ancien, qui fut incendie par lesBernois en 1 536, lorsqu’ils ravageaient le pays deVaud pour se venger du duc de Savoie.
Nous nous trouvâmes ensuite vis-à-vis de Nyon,ville fondée par Jules-César, qui en fit une coloniemilitaire ; on y voit encore des restes d’antiquitésromaines (i). Son petit port, situé au faubourg deRive, est plein d’activité et de vie. La ville haute estconstruite sur un plateau relevé en forme de ter-rasse ; le château gothique s’annonce de fort loin,et produit avec ses tourelles un effet assez pitto-resque : c’était jadis la demeure des baillis bernois.La ville de Nyon fut saccagée au cinquième sièclepar les Barbares, et détruite en i3gg par un incen-
(r) Nyon s’appelait autrefois Colonia equestris, Noiodu-num ou Novidunum. Cette ville se trouvait comprise dans laprovince des Séquaniens. Pline en fait mention (livr. £,chap. 17 ), ainsi que Ptolémée et d’autres géographes del’antiquité. Elle est désignée sous le nom d 'Equestris dansl’Itinéraire d’Antonin, et dans la table Théodosienne ou dePeutinger. D’anciennes inscriptions lui donnent égalementle titre de Colonia Julia equestris, de Ciritas equestrium. 11parait donc certain qu’elle était la capitale du pays desEquestres, situé entre Genève et Lausanne, et qu’elle tireson nom actuel de Noiodunum, qui a été changé par cor-ruption en celui de Nyon.