die general. Mais elle fut rebâtie de nouveau, etdevint, sous la Maison de Savoie, l’une des quatrebonnes villes du Pays-de-Vaud.
C’est tout près de Nyon que commence le beauvignoble de La Côte, le plus riche et le plus re-nommé du canton après celui de La Vaux : ilproduit des vins blancs très-estimés. Ce vignobles’étend jusqu’aux environs d’Aubonne et d’Alla-man (i).
A vingt minutes de Nyon, et du côté de Lau-sanne, s’élève le château de Prangins, qui est dansune situation charmante, et dont la façade, large etrégulière, lui donne à la fois un air noble et anti-que; il a appartenu pendant dix ans (depuis 18 x 5jusqu’en i 825) à Joseph Bonaparte, ex-roi d’Es-pagne, connu aujourd’hui sous le titre modeste decomte de Survilliers. Cet immense bâtiment fut cons-
(i) « Le vin de La Côte, dit M. Ebel, est moins fort et« moins agréable que celui de La Vaux ; mais, en revanche,« il est plus sain, et supporte mieux le transport. L’un et« l’autre s’améliorent en vieillissant. On les conserve en« bouteille pendant trente ans et plus; mais ce sont alors« de véritables vins de dessert. Les blancs sont beaucoup«meilleurs que les rouges. Le coteau, sur la pente duquel« les vignes de La Côte sont plantées, s’élève à i 582 pieds« au-dessus du lac. »