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Tome premier.
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un juste milieu dans les disputes théologiques quis’élevaient de toutes parts, défendirent rigoureuse-ment de parler de Dieu, soit en bien, soit en mal,comme ils le disaient dans leurs naïves expressions.On doit juger, par ce fait, combien l’esprit d’éga-rement et de trouble était poussé loin dans les dé-bats de la Réforme.

L’évêque de Lausanne (Sébastien de Montfau-con), craignant pour ses jours, se sauva de sonpalais vers le milieu de la nuit, et courut se réfu-gier en Italie. Les vainqueurs, étant maîtres^de laville, s’emparèrent de toutes les richesses des cou-vens et des églises, et les firent transporter à Berne.Les chanoines de Notre-Dame avaient été mis enprison pour n’avoir pas voulu livrer le trésor de lacathédrale ; mais on les força de découvrir le lieu

fêtes et contre les cérémonies du culte catholique, l’articlesuivant :

«Toutes cérémonies papales, comme messes, proces-« sions, lustrations, sonnerie pour les morts ou pour le« mauvais temps, pèlerinages , sont abolies et défendues« sous peine de dix florins pour les hommes et de cinq pour« les femmes. »

Ainsi qu’on le voit, les amendes et les confiscations fu-rent tour-à-tour employées par les réformateurs pour éta-blir le règne de l’hérésie.