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Tome premier.
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tions des murs de la 'ville. L’ancienne e'glise de Saint-Maire , maintenant la caserne de 1 école cantonale,servit long-temps de grenier public; l’une des sallesdu couvent des Dominicains est devenue de nosjours une loge de francs-maçons. A leur installa-tion , les baillis bernois prêtaient serment entre lesmains des conseillers et du bourgmestre, et juraient,comme les anciens évêques, de maintenir tous lesprivilèges des bourgeois ; la cérémonie se faisaitaussi avec beaucoup d’appareil.

Le 28 janvier 1798, quinze mille Français, com-mandés par le général Brune, entrèrent dans le paysde Vaud, et prirent possession de la ville de Lau-sanne , qui devint le quartier - général die l'armée.Ils furent reçus comme des libérateurs. Cela devaitêtre : les Bernois s’étaient aliéné tous les cœurs entraitant leurs compatriotes en sujets conquis ; l’op-pression même qu’ils exerçaient sur eux, depuis laRéforme , était un vrai scandale pour la républicpiesuisse. Mais l’empressement desVaudois à recher-cher, à solliciter eux-mêmes l’invasion, ne peutguère se justifier : il y aurait eu plus de gloire àse délivrer d’un joug humiliant sans avoir recoursaux baïonnettes étrangères. C’était aussi un devoirpour eux de proscrire un culte qu’on leur avait im-