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En faisant le tour du chœur je m’arrêtai devantles tombeaux de deux personnages de la familleConstant de Rebecque : Samuel et Philippe-Ger-main, père et fds, morts l’un et l’autre en iy56.Le premier, commandant d’une légion suisse,donna des preuves de son courage dans plus dequinze sièges et batailles ; le second se distinguaaussi par sa valeur militaire, et fut placé à la têted’une légion hollandaise. Samuel resta cinquanteannées dans la carrière des armes. On sait que lesConstant de Rebecque descendent d’une anciennefamille de France, originaire de l’Artois.
Les tombeaux de Caroline, duchesse de Cour-lande, de Marie-Elisabeth Locher, baronne deCoppet, du savant Loys de Bochat, et de Jean-Pierre deCrousaz fixèrent également mon attention.Une grande inscription latine, gravée sur une pla-que de marbre noir, et surmontée d’armoiries,énumère tous les titres et toutes les qualités deCrousaz, qui fut membre de plusieurs académies.On y lit que ce célèbre professeur eut constammentla vérité pour but de ses études, qu’il fut juste danssa conduite, ferme et inébranlable dans le mal-heur, ne perdant jamais l’espérance de la gloireimmortelle. Le distique qui termine l’inscription