dans les convois funèbres ; elles prescrivaient mêmele genre d’habits que chacun devait porter selon sonrang; et il e'tait défendu, sous des peines se'vères,de rien acheter à crédit. D’autres lois, qui parurentà la même e’poque (en i684), proscrivirent encore1 usage du tabac, comme étant coûteux et nuisible àla santé : tout celui que les magistrats purent trouverdans les magasins ou chez les particuliers fut brûle'sur les places publiques.
L’ancienne Charte du pays de Vaud, re'digée àMoudon, qui était le chef-lieu du gouvernementsous les ducs de Savoie (i), conliêfit dès détailscurieux sur les lois pénales en vigueur dans le qua-torzième siècle, ainsi que sur la police de ce tempsdu moyen âge. On payait des amendes plus oumoins fortes, selon que le sang avait coulé avecplus ou moins d’abondance aux personnes que l’onavait frappées à coups de bâton, ou qui avaientété blessées par une autre arme offensive. Les taxespécuniaires imposées aux agresseurs étaient réglées
(i) Moudon, situé à cinq ou six lieues de Lausanne, te-nait alors le premier rang parmi les quatre bonnes villesdu Pays-de-Vaud; les Etals de la province s’y assem-blaient, et le grand-bailii, envoyé par le duc de Savoie, yfaisait sa résidence ordinaire.