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souvent sur le nombre de coups de pieds ou decoups de poings, voire même de soufflets que l’onavait donnes dans les rixes ou dans les disputes ;et l’on payait quelque misérable somme, en sousou en deniers, pour toute peine correctionnelle (i).
(i) La Charte de Moudon, connue sous le nom de Chartedu Pays-de-Vaud , fut publiée le i4 juillet i35g. Elle servitlong-temps de base à la législation du pays. En voici quel-ques extraits tirés d’un Recueil imprimé à Genève en 18 x 7 :
« Si quelqu’un a querelle avec un autre, et s’il le bat ou« le frappe, le fait se pourra prouver par le rapport d’un« homme ou d’une femme qui en puisse faire serment de-« vant des prud’hommes. »
« Celui qui frappera d’un bâton ou d’une autre arme of-« fensive, soit que le sang s’ensuive ou non, paiera au sei-« gneur soixante sous d’amende, et à celui qui aura été frappé,« s’il fait clameur contre lui, trente sous. »
« Celui qui frappe du poing paiera au seigneur trois sous,.< et dix-huit deniers à celui qu’il aura frappé. »
« Qui donnera un soufflet, paiera au seigneur cinq sous,u et trente deniers à celui qu’il aura frappé. »
et Qui entrera dans le jardin ou dans le verger de quel-« qu’un, sans la permission de celui auquel il appartiendra,« si ce n’est en suivant sa bête ou son oiseau, si ces pos-« sessions sont closes et que ce soit de jour, il sera cou-« pable de dix sous envers le seigneur, et de cinq sous en-<t vers celui à qui appartient le jardin ou le verger; et, s’il« ne le peut payer, il sera contraint de courir nu par toute la« ville. Que, s’il y est entré de nuit, il paiera soixante sous« au seigneur, et à celui auquel est le jardin dix sous; mais