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à coups de pieds et à coups de poings, pour le for-cer à se taire ; il eut le visage tout meurtri et défi-guré. Un ministre qui l’accompagnait dans sa péril-leuse mission ne fut pas plus épargné que lui : onlui prodigua les mêmes injures, et il se retira acca-blé de coups. En citant de pareils faits, je suis loinde vouloir justifier des violences que tout honnêtehomme réprouve : je les rapporte uniquement pourfaire sentir combien la réforme était en aversionparmi le peuple. Farel se retira ensuite à Bâle,puis à Neuchâtel, où il mourut en i565. Il s’étaitmarié à l’âge de soixante-neuf ans, et avait eu unfils au bout de cinq ans.