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Tome premier.
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risé y est légal, e’est-à-dire d’une existence cer-*taine, et les frais de ce même culte y sont à la chargede l’Etat ou à celle des bourses publiques (i); maisla ville de Lausanne n étant point comprise danscet article de la Constitution, il est facile de voirqu’elle jouit à cet égard d’une disposition pure-ment facultative.

Le culte catholique, aboli à Lausanne en i536,n’a pu être célébré de nouveau dans cette ville quevers la fin du siècle dernier, c’est-à-dire après uneinterruption de plus de deux cent cinquante ans;jusqu’alors il y avait été rigoureusement proscrit.Un assez grand nombre de prêtres, que la révolu-tion française avait forcés de chercher un asile àLausanne, parvinrent à y dire la messe, à huis clos,dans quelques chapelles domestiques. L’une de ceschapelles, la seule qui fut conservée, dut sa fonda-tion à une dame d’origine allemande , et d’une

(i) Ces communes sont Echallens, Assens, Bottens, Bio-ley-Orjulaz, Etagnières, Poliez-le-Grand, Poliez-Pittet (ouPoliez-lé-Petit), Saint-Barthélemy, Bretigny, Villars-le-Terroir et Malapalud.

La ville d’Yverdun a aujourd’hui un prêtre desservant;celles de Nyon et de Vevey jouiront bientôt de la mêmefaveur, grâce au système de liberté religieuse adopté avecun peu plus d’extension par le gouvernement vaudois.