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Tome premier.
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scrupule le culte que j'avais embrassé. Il faisait ordi-nairement cette course avec d’autres catholiques,surtout avec un brodeur parisien dont il sembleregretter d’avoir oublie' le nom. A Turin, en Italie,il allait aussi fort souvent à la messe de la chapelledu roi ; mais il y était attire par les charmes de lamusique. L’office auquel il assistait près de Lau-sanne e'tait la petite messe d’un cure' de village : iln’y avait là aucun concert qui l’engageât à suivre lecommandement de l’Eglise.

Le même Rousseau donna dans le cours de savie plusieurs marques extérieures de religion. Ayantle cœur bon, généreux, sensible, l’àme honnête etnaturellement disposée au bien(i), Jean-Jacquesaurait sans doute épargné à l’Europe le spectacleaffligeant du scandale de ses écrits contre la reli-gion et contre les gouvernemens (2), s’il eût étéélevé dans de bons principes, et qu’on ne l’eût

(1) Ceci n’est point une apologie. Mais la conduite deRousseau fut souvent en opposition avec cette pente natu-relle qu’il avait pour le bien : il convient lui-même de quel-ques-uns de ses torts en ce genre.

(2) Rousseau explique lui-même comment il se livra debonne heure à cet enthousiasme républicain, à cet espritde haine contre les monarchies, dont il se sentit animétoute la vie, et que l’on remarque dans la plupart de ses