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« impressions du jansénisme. Ce bon homme et son« compagnon , le Père Coppier, venaient souvent« nous voir aux Charmettes, quoique le chemin fût« fort rude, et assez long pour des gens de leur âge.«Leurs visites me faisaient grand bien (i) : que« Dieu veuille le rendre à leurs âmes ! car ils étaient« trop vieux alors pour que je les présume encore« en vie aujourd’hui ( 2 ). J’allais aussi les voir à« Chambéry; je me familiarisais peu-à-peu avec leur« maison; leur bibliothèque était à mon service : le« souvenir de cet heureux temps se lie avec celui« des jésuites, au point de me faire aimer l’un par« l’autre; et quoique leur doctrine m’ait toujours paru« dangereuse, je n’ai jamais pu trouver en moi le« pouvoir de les haïr sincèrement. »
Cet aveu de Rousseau, qui ne put jamais trouveren lui le pouvoir de haïr sincèrement les jésuites, estfranc, sincère ; il dit tout, et condamne seul cequ’il y a de répréhensible dans certaines expressionsdu morceau que je viens de citer, expressions quej’ai cru devoir relever par quelques notes ; mais l’é-pithète de dangereuse appliquée sans restriction à la
(1) 11 aurait bien dû mettre toujours à profit leurs leçons :il s’en serait mieux trouvé.
(2) Rousseau écrivait ceci vers l’an 1770 ou 1773.