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Tome premier.
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ratoire, que l’on ne songe point à attaquer, n'eu-rent-ils jamais parmi eux des hommes qui émi-rent des opinions suspectes ou même dangereuses?Pourquoi donc s’acharner plus particulièrementcontre les jésuites, à qui les lettres doivent tant dereconnaissance, et dont les ouvrages, avec ceux desbénédictins, font Tune des gloires de notre reli-gion ? Une société est - elle jamais responsabledes erreurs ou des fautes de ceux qui lui appar-tiennent? Soyons de bonne foi : raisonner dans cesens, d’üne manière affirmative, serait absolumentcontraire à la logique (i).

Collon, Confesseur du roi, fut le premier signataire de cettedéclaration contre les sentimens du Jésuite ultramontain.

Voyez, soüs la note (G) à la fin du volume, un morceau re-marquable de M. de Chateaubriand sur la société des jésuites.

(i) Comme l’on pourrait croire que je fais un acte de re-connaissance en défendant les jésuites, je dois prévenir queje n’eus point l’avantage d’être élevé par eux. Dans le col-lège où j’ai fait mes études, nous n’étions appelés au travailqu’au bruit seul du tambour ; nous n’allions à la promenadequ’avec les fifres, les tambours et la musique en tête; et,comme des militaires, nous marchions les uns sous l’habitde grenadier, les autres sous celui de voltigeur : or, il estbien certain que nos capitaines n’appartenaient point à l’or-dre des jésuites. *