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que fort simple en lui-même, peut servir à justifierles réflexions qui le précèdent. D’ailleurs je n’au-rais point hésité à passer sous silence cette petiteanecdote de voyage, si je ne me fusse rappelé com-bien elle avait paru divertir les personnes à qui jel’ai racontée.
Cependant je prie le lecteur de ne point s’ima-giner, d’après ce récit et mon langage, que je veuillebravement m’établir le champion des jésuites, dontj’ai tout l’air de prendre la défense. Il se tromperaitassurément : je laisse ce soin à des gens plus ins-truits et plus exercés que moi; mais je ne puis m’em-pêcher de gémir en voyant avec quelle injustice l’onattribue à une société, généralement composéed hommes estimables, les maximes ouïes idées ré-préhensibles de quelques-uns de ses membres, dontla plupart, du reste, étaient d’une nation étrangèreà la nôtre (i). Les bénédictins, les prêtres de l'O-
(i) Lorsque le fameux Santarel, jésuite italien, eut pu-blié , en 1625, son ouvrage en faveur des papes, dans le-quel il leur attribuait tout pouvoir non seulement six letrône des souverains, mais encore sur la vie mène desprinces, la Sorbonne le censura, et le parlement de Parisfit brûler le livre par la main du bourreau. On vit alors lesjésuites de France désavouer eh masse la doctrine de San-tarel, et adhérer de plein cœur à sa condamnation. Le Père