247
« même jour à la principale obligation de leur« croyance » Quel exemple, et dans quel siècle,!ajoute M. Raoul-Rochette, en terminant son récit (i).
En comparant cette rigoureuse observation dudimanche, dans un pays protestant, avec le scan-dale inouï que donne le même jour un peuple voi-sin et presque entier de catholiques, je ne pouvaism'empêcher de ge'mir d’un contraste si étonnant,et surtout si pénible pour les cœurs religieux. LesRéforme's de la Suisse nous reprochent le peu dezèle que nous mettons (du moins extérieurement)à célébrer le jour du Seigneur, et tournent en ri-dicule notre insouciance à cet égard ; il faut enconvenir : sur ce point ils ont parfaitement raison.Toutefois il y aurait de l’injustice à nous attribuerles torts du gouvernement qui, malgré les lois exis-tantes, souffre de pareils abus; on sait, du reste,que les catholiques attachés à leurs devoirs nemanquent point, en général, de satisfaire au pré-cepte de l’Eglise.
Une chose qui honore de même l’esprit reli-gieux des habitans de Lausanne, c’est le grand soinqu’ils mettent à cacher les fautes de leurs ministres.Je sus par le fait du hasard seul, ou plutôt par l’in-
(i) Lettres sur la Suisse ; 3 vol. in-8°, 1823 (tome 2, p. 3 y).