deux hommes célèbres. Le même souverain, aprèsla mort de Haller, acheta la bibliothèque nombreuseque ce savant avait formée pour son propre usage, etqui «e composait d’environ vingt mille volumes. Cetrésor littéraire fut donné à l’Université de'Pavie (i).
Il existe à Lausanne un cercle du commerce etdivers cercles littéraires ou de simple agrément. OnConnaît le genre de ces sortes de réunion, qui ontpour but de favoriser la culture des lettres, ou de seprocurer un délassement agréable par le plaisir dela conversation, de la lecture ou du jeu. La sociétéde musique de la même ville donne régulièrementdes concerts, et compte parmi ses membres desamateurs distingués. Cette société est divisée en deuxclasses : la première se compose de membres effec-
(i) Albert de Haller, né à Berne en octobre 1708, mou-rut le 12 décembre 1777- On connaît l’universalité des ta-lens de cet homme de génie, qui fut à la fois poète, natu-raliste, médecin, anatomiste, botaniste, etc. Il annonça,dès l’âge le plus tendre, les plus heureuses dispositions.L’empereur François I er , plein d’estime pour cet hommeextraordinaire, lui envoya des lettres de noblesse, en 174.9.
Haller avait publié, dans sa jeunesse, une Epître sur laJuusseté des vertus humaines, production où la religion et lamorale sont assez outragées; mais il s’est repenti de sonerreur, et l’a réparée noblement soit par sa conduite, soitpar des Lettres qu’il publia contre les incrédules.