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Tome premier.
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« tout cela, ne se rebuta pas de me loger et de« me nourrir.

« Je vivais, mais bien tristement. Les suites d’un« pareil début ne firent pas pour moi de Lausanne« un séjour fort agréable. Les écoliers ne se pré-« sentaient pas en foule ; pas une seule écolière,« et personne de la ville. J’eus en tout deux ou trois« gros Teutcbes (i) aussi stupides que j’étais igno-« rant, qui m’ennuyaient à mourir, et qui dans« mes mains ne devinrent pas de grands croque-« notes. Je fus appelé dans une seule maison où« un petit serpent de fille se donna le plaisir de me« montrer beaucoup de musique dont je ne pus« pas lire une note, et qu’elle eut la malice de« chanter ensuite devant M. le maître pour lui mon->< trer comment cela s exécutait. J’étais si peu en« état de lire un air de première vue, que dans le« brillant concert dont j’ai parlé, il ne me fut pas« possible de suivre un moment l'exécution pour« savoir si l’on jouait bien ce que j’avais sous les« yeux, et que j’avais composé moi-même. »>

Avant la fin du dernier siècle, les Lausannoisont eu le bonheur de posséder dans leurs murs un

(i) Rousseau a voulu franciser le mot Deutsch, qui signi-fie Allemand.