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vaudois, par esprit de patriotisme, hésitait d'accep-ter une place qui le forcerait d’abandonner son pays;mais l’espoir de se rendre utile à un grand systèmed’instruction publique le fit céder aux sollicitationsde l’empereur d’Allemagne : il consentit à partirpour l’Italie, en se réservant la faculté de revenir àLausanne au bout de trois ans. Une épidémie meur-trière s’étant déclarée dans le royaume de la Lom-bardie , les remèdes indiqués par Tissot produisi-rent le meilleur effet. On vit alors les élèves, d’unmouvement spontané, ériger en son honneur, sousle portique des écoles, une inscription gravée sur lemarbre, où l’on remarquait en tête ces mots en groscaractères : ÏMMOBTALI PRÆCEPTORI (A. notre im-mortel professeur ). Les mêmes élèves firent éclaterla plus vive douleur lorsque Tissot voulut les quit-ter. Dans un voyage qu’il fit à Rome, il reçut l’ac-cueil le plus bienveillant du pape Pie VI, qui avaittémoigné le désir de le voir; et le chef'de l'Eglisehonora son talent d’une manière flatteuse.
Les connaissances de Tissot n’étaient point ren-fermées dans les limites de son art; elles s’étendaientencore sur diverses branches de la littérature : sascience, en un mot, égalait ses vertus, dont je viensde faire le juste éloge. De retour à Lausanne, ce cé-