imprimeur Robert Etienne, devint professeur degrec dans la même ville en i5g2. Ce savant s’estrendu immortel par son Trésor de la langue grec-que, en quatre volumes in-folio, qui est un ve'ritabletrésor pour cette langue. Il égala son père en éru-dition; on prétend même qu’il le surpassa dans lalangue des Hellènes, qu’il avait cultivée dès son en-fance en apprenant par cœur les tragédies d’Euri-pide, dont la douceur et l’harmonie lui faisaient laplus vive impression. Le grec n’était pas la seulelangue qui lui fut familière : il composait des verslatins avec une promptitude étonnante, à la prome-nade, en voiture, à cheval, souvent même en con-versant avec ses amis. Les belles éditions qu’il pu-blia ne le cèdent en rien, pour la correction, à cellesde son père; mais cet homme illustre ternit sa gloirepar ses calomnies contre la religion catholique, etpar des libelles infâmes contre les prêtres et contreles moines. Il semble qu’il devait recevoir du Ciel lapunition de tels écarts! Après avoir essuyé diversmalheurs, il mourut presque imbécille à l’hôpital
aïeul, mort en iî>2o. Ce dernier est la souche de tous lesEliennes qui se sont rendus fameux dans la typographie etdans la littérature. Celui qui professa le grec à Lausanne estHenri II, c’est-à-dire le second du même nom de baptême;