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de Lyon, en mars i5g8, à l’âge de soixante et ch'*ans. On ne saurait regretter trop vivement que làfamille des Etiennes, cette famille toute composéede savans, et qui a illustre' à jamais la presse fran-çaise, se soit jetée si aveuglément dans la secte desCalvinistes, dont elle favorisa toutes les erreurs enpropageant leurs livres dangereux. Robert Etienne,le père de Henri, poussa meme si loin son zèleanti-catholique, qu’il déshérita l’un de ses enfansqui se montra ferme dans la vraie religion (i).
Jean Barbeyrac, fils d’un ministre protestant deBéziers, occupa la chaire de droit et d’histoire aLausanne en iyio. On lui reproche, avec justice^beaucoup de prévention contre l’Eglise romaine
(x) Robert Etienne, l’auteur du fameux Trésor de la lan-gue latine (*), chef-d’œuvre d’érudition, et qui atteste untravail immense, est le premier qui ait distingué les versetsde la Bible par des chiffres. Ce savant imprimeur n’épar-gnait rien pour la perfection de son art. On dit que, pours’assurer davantage de la correction des livres confiés à sespresses, il en faisait exposer les dernières épreuves dans lesplaces publiques, offrant des récompenses à quiconque pour-rait y découvrir la moindre faute. Tout le monde parlait latin
(*) Thésaurus linguce latinœ, 4 "vol. in-folio. L’édition de Londres,1734-35, et celle de Bâle, 1740-43, sont les meilleures de cet ouvrage.Là première est la plus belle; la seconde est la plus complète, à causedes augmentations dont elle a été enrichie.
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