dans les ouvrages qu il a traduits ou publie's. Dansson Traité de la morale des Pires, il affecte ungrand mépris pour les plus célèbres docteurs del’Eglise; mais son antipathie contre eux venait, ditun critique, de ce qu il les trouvait partout opposésaux dogmes des nouvelles sectes (i). Barbeyrac pen-chait, dit-on, pour le déisme, et n’avait pas d’autrereligion.
Jean-Pierre de Crousaz, né à Lausanne en i 663 ,devint recteur de l’Académie de cette ville en 1706.Appelé à Groningue pour y professer les mathéma-tiques , il fut nommé gouverneur du jeune princeFrédéric de Hesse-Cassel. L Académie des sciences
dans sa maison : les hommes de lettres, ses collaborateurs,son épouse, ses enfans, ses domestiques, il fallait que touss’exprimassent, pour les choses même les plus simples, dansla langue de Cicéron et de Tite-Live. En un mot la mai-son de ce célèbre imprimeur était une véritable académie,une petite famille de savans. Où trouver de nos jours unpareil exemple? Le siècle de Louis XfV a fourni des écri-vains inimitables dans leur genre ; celui de François 1 er nousoffre, dans la personne des Etiennes, des imprimeurs en-core plus inimitables.
(i) Dom Cellier a réfuté cet ouvrage en divers endroitsde sa j Bibliothèque générale des auteurs ecclésiastiques, et. le doc-teur William Reeves, protestant, eu a fait le sujet d’uneréfutation particulière.