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Tome premier.
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aussi étrange, et voulant en finir, se vengea d unemanière assez piquante : elle sonna pour appeler undomestique, et ce fut une servante qui aida le pau-vre Gibbon, tout confus, à se remettre sur sa chaise.On plaisanta beaucoup à Lausanne de cette singulièreaventure, et M. B***, qui me l’a racontée fort gaie-ment, ne pouvait se défendre de rire encore auxdépens de l’historien (i).

M me de Montolieu, dont nous venons d’admirerla sagesse, est morte en décembre i 832 , dans unâge très-avancé. Elle a publié un grand nombre deromans, dont la plupart sont traduits ou plutôt imi-tés de l’allemand, d’Auguste Lafontaine. Mais l’ou-vrage qui a fondé sa réputation littéraire est Caro-line de Lichlfield, dont le succès fut des plus bril-lans. Les Châteaux suisses, où M n,e de Montolieudécrit avec charme les usages antiques de sa patrie,lui ont valu, de la part des hommes de goût, des

(i) A Lausanne, et dans toute la Suisse, on prononceGuihonne, et non Gibbon comme en France. Cette observa-tion en elle-même n’est pas aussi indifférente qu’on pour-rait le croire : on a vu des Français chercher long-tempsla demeure de Gibbon, à Lausanne, parce qu’ils ne pou-vaient se faire comprendre en ne prononçant pas le nomde cet historien à la manière anglaise'.