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c’est qu elle fit une grande résistance lorsqu’on vou-lut y abolir la religion catholique : les chefs duConseil s’opposèrent vivement au fameux Edit deRéformation publié par le gouvernement de Berne,et dont ils furent néanmoins forcés de subir lejoug. Les habitans de Cully imitèrent la noble con-duite de leurs voisins, et eurent le même sort. Rienn’aurait manqué à la gloire de ces braves citoyens,s’ils eussent su mépriser jusqu’à la fin les menaces,et rester fidèles à la vraie religion. Cully, qui est àmoitié chemin de Lausanne à Yevey, est une villetrès-ancienne; on y a découvert, en 1818, les ruinesd’un temple dédié à Bacchus. L’inscription votiveLibero Patri Cocliensi (au Père Bacchus de Cully),qu’on lit sur le piédestal d’une petite statue de mé-tal (i), semble prouver que les habitans de ce bourgcultivèrent la vigne dans des temps fort reculés. Lesurnom de Liber était donné à Bacchus parce quele vin, sa liqueur favorite, rendait l’esprit libre detoute inquiétude de la vie. Les fêtés de ce dieu secélébraient en pleine campagne, le 17 mars, sous lenom de Liberales ou de IJberalia.
Cully est à peu près au centre du fameux vigno-ble de La Vaux, qui occupe un espace de plus de
( 1 ) Cette statue fut trouvée à Saint-Prex en 174-4-