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h Vevey. Moi, obscur voyageur, il me fallut mettremon nom à la suite de ceux qui, par leur rang toupar leur célébrité littéraire, méritaient sans donteque l’on conservât une preuve authentique de leurvisite : M. Levade me donna avec grâce son registreà signer, et ne voulut point recevoir mes adieuxsans que j’eusse satisfait à son invitation. Mais j’anti-cipe sur la fin de mon récit à l’égard de cet aimabledocteur; je suis loin d’avoir consigné tous les dé-tails qui ont rapport à la visite que j’eus l’honneurde lui faire durant mon séjour à Vevey.
J’examinai avec beaucoup de curiosité le por-trait en miniature de J.-J. Rousseau dans son cos-tume d’Arménien, et lorsqu’il n’avait que trenteans; il est fait d’apres nature, M, Levade, qui aconnu J.-J. Rousseau, regarde ce portrait commetrès-ressemblant. On sait que Jean-Jacques a dit de lui-
demandait par grâce a être fusille. Nelson était fortementattaché à sa patrie : ce dont je suis bien éloigné de vouloirlui faire un crime; mais pourquoi, dans son patriotismeaveugle, témoigna-t-il si souvent une haine implacable contre la nation française et contre ses illustres guerriers? Sacorrespondance même est remplie d’invectives de ce genre....Rien ne peut excuser cette conduite de Nelson envers deshommes qui, malgré des intérêts rivaux, s’étaient toujoursplu à rendre justice à sa bravoure.
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