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Tome premier.
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k ses qui-pro-quo sont devenus célèbres dans les« sociétés où j’ai vécu. Mais cette personne si bor-« née, et, si l’on veut, si stupide, est d’un conseil« excellent dans les occasions difficiles. Souvent, en« Suisse, en Angleterre, en France, dans les catas-« tropbes où je me trouvais, elle a vu ce que je ne« voyais pas moi-même ; elle m’a donné les avis les« meilleurs à suivre ; elle m’a tiré des dangers où«je me précipitais aveuglément ; et, devant les da-« mes du plus haut rang, devant les grands et les« princes, ses sentimens, son bon sens, ses ré-« ponses et sa conduite lui ont attiré l’estime uni-« verselle; et à moi, sur son mérite, des compli-« mens dont je sentais la sincérité. »

Rousseau est bien indulgent dans l’éloge qu’ilfait des sentimens et de la conduite de cette femmecîéhontée qui lui causa tant de chagrin sur la finde ses jours, et qui les abrégea même, à ce que l’onprétend, par l’inclination basse qu elle avait con-çue , à l’âge de cinquante-sept ans, pour un nomméJohn, laquais deM. de Girardin (i). En effet, violem-ment éprise de ce garçon palfrenier, elle l’épousa

(i) M. de Girardin, ancien colonel de dragons, était le pro-priétaire du château d’Ermenonville. Il est mort en 1808, àl’âge de soixante et treize ans. L’un de ses enfans a été' préfet.