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quence, cette chaleur d’expression dont Rousseauétait si capable! Tout homme qui, après avoir luces lettres brûlantes et pleines de raison, ne seraitpoint guéri de la fureur des combats singuliers ouoserait attenter à ses jours, ne mériterait plus lenom à'homme, mais bien celui de fou( i). La des-cription du Valais, quoique inexacte , et le tableaudes mœurs de Genève, sont encore des morceauxprécieux à recueillir dans la Nouvelle Héloïse; j’au-rai, plus tard, l’occasion de citer l’article où Rous-seau peint les mœurs de sa patrie avec tout le ta-lent de style qu’on lui connaît.
Le hameau de Clarens vient de m’entraîner à unedissertation , peut-être un peu longue , sur le fa-meux roman e'pistolaire qui a porté son nom jus-qu’aux extrémités de l’Europe. En le voyant, on nese douterait guère de sa célébrité ; car c’est un vil-lage assez pauvre , du moins en apparence , et où
(G L’expression n’est pas trop forte. On en pourra jugeren se donnant la peine de lire ce qui est sous la note (K)à la fin du volume.
Voltaire, qui ne regardait pas la Nouvelle Héloïse commeun bon livre, avait distingué plusieurs lettres qu’il eût voulu,disait-il, en arracher. Puissé-je avoir trouvé les morceauxmêmes qui auraient fixé son choix !