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mais la parole. Il me racontait qu’il y avait foulepour voir le philosophe sur son passage, lorsqu’ilse promenait iians la ville, et que la curiosité' géné-rale e'tait pousse'e à l’extrême, soit à cause de lasingularité' de son costume, soit à cause de la ré-putation immense qu’il s’était faite par ses ouvrages.
M. le doyen Bridel reçoit la visite de beaucoupd’étrangers de distinction, qui ne craignent pointde se détourner de leur route pour l’aller voir ets’entretenir un moment avec lui. Il habite cette par-tie du village que I on nomme les Planches, et danslaquelle est située l’église de la paroisse de Mon-treux. La terrasse de ce temple offre une vue ma-gnifique sur le Léman et sur les Alpes du Chablais,qui s’élèvent en face de l’autre côté du lac. Je voyais,à gauche, le château de Chillon, Villeneuve, ainsique toute la vallée inférieure du Rhône ; à droite,Clarens et le château de Châtelard, qui domine cevillage. Le penchant de la colline sur laquelle estbâti Montreux, est couvert de vignes et d’arbresfruitiers qui annoncent la végétation la plus activeet une température aussi chaude que celle de noscontrées méridionales. En effet cette partie ducanton de Vaud, abritée des vents froids par lesmontagnes qui renferment à l’est et au nord, jouit