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amoureuses, si ce que l’on rapporte sur ses galan-teries n’est point une invention de la critique desméchans. Un trou percé dans le mur me fut sérieu-sement indiqué comme l’endroit par lequel se glis-saient la plupart de ses divers adorateurs : on lepense, je ne pus que sourire en m’entendant faired’aussi pitoyables contes. Une autre chambre et uncorridor sont encore tapissés d’anciennes peinturesà fresque, qui existaient sans doute du temps deM me de Warens. On me montra de vieux meubles,que l’on suppose avoir été à son usage, puisqu’ilsdatent de près d’un siècle avant sa naissance : unmauvais fauteuil de bois, ayant le millésime gravéde 1621 ; deux grands poêles de faïence, d’uneforme antique mais élégante, et dont l’un porte ladate de i6o3 : tels sont les objets conservés dansla maison de M me de Warens, et qui appartenaientà la famille de La Tour, d où est sortie cette dame.
Le bon Michel, joyeux de voir un étranger par-courir avec tant de soin tous les réduits de sa go-thique demeure, ne voulut point me laisser sortirsans que j’eusse pris chez lui-même des rafraîchis-semens. Une collation champêtre, composée delait et de fromage, me fut servie avec grâce parses charmantes filles, dont le costume vaudois re-