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Tome premier.
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levait singulièrement la fraîcheur de leur teint : assisà côté d’elles, je pris gravement ce modeste repasdans la salle à manger de M me de Warens, d’où jepouvais voir à mon aise la campagne, le lac et plu-sieurs petits villages ou hameaux des bords du Lé-man. Mais la ville de Vevey se trouvait entièrementcachée ; il me fut impossible de la découvrir descroisées de cette chambre, qui est située sur lederrière de la maison.

Les circonstances de la conversion de M" 10 deWarens sont trop curieuses et surtout trop peuconnues pour que je puisse me dispenser de lesrapporter ici. En voyant l’esprit religieux qui en adicté l’histoire, on aura peine à comprendre quec’est le langage même de Rousseau que j’ai em-prunté pour les détails de cette conversion écla-tante , due au zèle apostolique de M. de Bernex,évêque de Genève.

« Au mois de juillet de l’année 1726 (dit Jean-Jacques), le roi de Sardaigne étant à Evian, plu-sieurs personnes de distinction du pays de Yaud s’yrendirent pour voir la cour. M me de Warens fut dunombre ; et cette dame, qu’un pur motif de curio-sité avait amenée, fut retenue par des motifs d ungenre supérieur, et qui n'en furent pas moins elïi-